La délégation patronale a transmis le premier projet d’accord partiel sur la formation professionnelle. Parmi les points clefs, la fin des listes éligibles, le renforcement du rôle des observatoires de branche et de régions ainsi qu’une nouvelle définition de l’action de formation.

« L’action de formation est revue. Concrètement, celle-ci est désormais définie comme un « processus d’apprentissages formels et informels en vue d’un résultat prédéfini par rapport à des objectifs identifiés pour l’individu et pour l’entreprise ou le marché du travail« . Il peut donc s’agir d’une formation réalisée « en présentiel, en situation de travail et/ ou en tout ou partie à distance, avec ou sans accompagnement ». Et ce, quelque que soit le dispositif qui est utilisé pour la mettre en œuvre dès lors qu’il participe à l’acquisition des objectifs identifiés et formalisés. »

Cette redéfinition de l’action de formation viendrai renforcer la légitimité de la formation réalisée en interne, dans l’entreprise, dès lors qu’elle est structurée et dispensée par un salarié, formateur interne.

Aujourd’hui, la formation interne est dispensée quotidiennement dans les PME et les TPE, sans qu’elle soit pour autant vraiment reconnue comme une réelle formation par les salariés qui en bénéficient.

Si demain, ces entreprises formalisent leur formation interne, elles valoriseront les formateurs internes comme des acteurs essentiels du développement des compétences. Les salariés de ces PME et TPE prendront conscience que leur entreprise leur permet d’enrichir leurs compétences, d’évoluer dans leur métier.

L’action de formation interne devient alors un vrai levier de motivation, de reconnaissance, de fidélisation au sein d’entreprises pour lesquelles ont lit encore trop souvent qu’elles ne consacrent pas assez de temps à la formation de leurs salariés.

Un projet qui annonce le retour de l’entreprise « apprenante » ?….